“Quand vous pénétrez dans une classe de trente élèves, pour peu qu’ils soient socialement mélangés, vous vous retrouvez face à la France entière, un lieu incroyablement riche et divers. C’est pourquoi il me semble assez bête, comme c’est la mode aujourd’hui, de seriner que l’école doit « s’ouvrir » sur l’extérieur. Les gosses qui arrivent en classe sont déjà bourrés d’« extérieur », ils déboulent, la tête pleine de pub et l’histoire de leurs familles dans leurs sacs à dos. Ceux qui, aujourd’hui, proclament vouloir « ouvrir » l’école sont tous vendeurs de quelque chose : des fringues, des calculettes, des téléphones portables… “ Daniel PENNAC
Source interview Télérama 13 octobre 2007 Entretien